Facebook

Thomas Scotto

        Des yeux qui brillent, des questions (plein !), des découvertes, de l’étonnement, des éclats de rire, de l’émotion… Et une voix : celle de Thomas Scotto. Une semaine de rencontres s’achève tout juste, point d’orgue de ce projet un peu fou initié il y a un an. Et même un peu plus loin, en fait… Il y a quelques années, au salon de Saint-Paul-Trois-Châteaux, première rencontre. Autour de la table de dédicace de Thomas, une nuée de mômes. Et des sourires, déjà. Je laisse trainer mes oreilles… Sa façon de leur parler… De les prendre au sérieux. De leur accorder toute l’attention qu’ils méritent… Wow ! Frustrée de ne pas avoir de moyens de le faire venir rencontrer mes élèves de l’époque, je glisse dans ma besace une pile de bouquins à leur faire découvrir à mon retour. Dans les mois qui suivent, trois d’entre eux lui écrivent. Il répond… Des lettres à donner des frissons. L’automne suivant, il nous invite à le rejoindre au salon du livre de Morges. Une heure d’échanges, intenses, à l’ombre des grands arbres. Alors dans ma tête, ça continue de trotter… Changement de boulot, création de l’atelier. Et des demandes d’animations dans les classes. Lorsque l’on me sollicite pour des élèves de 5-6H, je me dis que l’occasion est toute trouvée. Je propose… Et l’équipe de l’établissement est immédiatement convaincue (des très grands mercis à eux !). Je monte une animation pour donner aux enfants l’envie de bouquiner du Scotto à tout va. Elle m’a bien fait tirer la langue, celle là ! Première fois que je planche autour du travail d’un auteur et non pas d’une thématique… Aïe ! Pas simple… Je lis, re-lis, re-re-re-lis, encore et encore… Un fil rouge se dessine… Je tire dessus, doucement…Quelques (nombreuses !) heures plus tard, j’ai mon déroulé et mon matériel. Hop ! C’est parti pour les visites de classes ! Et là, ben … des montagnes de mercis aux mômes ! Parce qu’à chaque rencontre, il s’est passé quelque chose… De fort. Des petits signes qui me confirment que c’est important, que des graines sont semées et qu’elles n’ont pas besoin de grand chose pour pousser.   La semaine passée, j’ai eu la chance de le suivre, partout (bon…je ne lui ai pas tellement laissé le choix, hein…).Témoin en retrait, j’ai savouré chaque instant. Comme eux, j’ai écouté des histoires. Je les ai regardés jouer avec les mots. J’ai appris une montagne de trucs (le coup des achevés d’imprimés de Thierry Magnier par exemple). J’ai découvert plein de détails qui m’avaient échappé au fil de mes lectures. J’ai frissonné à chaque fois que Thomas allait subtilement chercher le timide, celui qui se fait petit, discret… en lui donnant la parole, juste pile au bon moment…     Dans mon carnet, j’ai griffonné des petites perles, pêchées au fil des visites de classe. Florilège : Moi, je détestais lire quand J’étais enfant ! (10 ans, tout de même…)   C’est difficile pour moi la lecture. Mais… « Une guerre pour moi », j’ai réussi ! Une si grande fierté pour celui-là… Un premier livre tout en entier, c’est quelque chose ! En fin de rencontre, il est d’ailleurs venu serrer la main de Thomas en lui affirmant avec force : Tu sais Thomas, maintenant tu es mon plus grand fan !     Les enfants peuvent avoir des idées bien précises concernant les sources d’inspiration :   Une histoire, ça peut partir d’un livre ou…d’une vie !   Les idées, ça nait dans le ventre et ça monte à la cervelle…   Quand à l’âge précis de Thomas au moment de la parution de son premier livre, on retiendra longtemps que… ben … ça dépend ! Samedi, à l’atelier, les enfants ont voyagé au pays de Bonhomie, en écoutant Thomas leur lire « La première larme ». Plongé leurs yeux dans Kodhja…   Ils ont écrit, découpé, collé… Et créé ainsi une carte pop-up inspirée du livre « Dans ma maison ».   De toute cette semaine, je garde une provision de sourires pour les mois à venir. Et l’envie forte de croiser les enfants, au hasard de mes passages à Oron. Pour en reparler. Pour sourire à nouveau, ensemble.   J’ai la tête et le cœur remplis de belles images, de tous ces moments partagés. C’était intense. C’était beau. C’était important. Et j’ai une liste longue comme le bras. De livres à découvrir. De films à voir. De musique à écouter. Et dans ma tête, en boucle, une chanson offerte, qui tourne…cadeau précieux. Pour tout ça… Merci Thomas. Et son retour à lui :...

Sans ailes

  « J’avais un grand trésor juste au dessus de ma tête : une petite constellation de trois étoiles alignées. Une…Deux…Trois… »   Un trésor qui rend heureux. Une présence qui rassure. Un point de repère. Quelque chose sur quoi compter, chaque nuit. Toujours là, les trois petites étoiles ! Jusqu’au jour où la tempête les emporte, loin. Larmes, cris…. Attente. L’absence qui plombe le cœur. Insupportable.   « Alors une nuit, je suis parti. A petits pas, sans savoir où. Je ne suis pas grand, pas costaud, mais il fallait que je les retrouve. A petits pas, sans savoir où. Je savais bien que je les chercherais longtemps. »   Le chemin est long… Et sans ailes, il va en falloir du courage et de la persévérance ! Des rencontres. Des mots qui découragent. De la colère même.  Mais de l’espoir, toujours ! Je l’attendais cet album ! Avec tellement d’impatience… Les talents réunis de Thomas Scotto et de Csil ! Wow ! Il y a dans cet album tant de finesse, de poésie, de douceur…A chaque lecture, mon cœur fait des loopings ! Et l’envie de le partager et de le faire découvrir, largement.   Aujourd’hui, un trésor nous attendait dans la boîte aux lettres.   « Oh ! Mais c’est le petit bonhomme des étoiles ! »   Mon petit gars peut désormais bouquiner en tendre...

Les dates de stage sont en ligne !!!

Les beaux jours sont de retour, je fourmille d’idées et d’envies… Et j’ai tellement hâte d’accueillir les enfants ! Alors ouiiiii !  Enfin, les voili, les voilà : les dates de stages du samedi ! DaNsE de la jOiE !!!   Informations en suivant ce lien

Fête du livre de Saint-Paul-Trois-Châteaux

  De retour de la fête du livre de Saint-Paul-Trois-Châteaux. Pas facile d’atterrir après deux journées complètes à fureter, découvrir, discuter, bouquiner… A s’émerveiller surtout ! Ce festival est LE rendez-vous incontournable depuis quelques années. Je m’en réjouis toute l’année, j’attends à chaque fois le programme avec impatience, je compte les dodos jusqu’au départ ! Et voilà… C’est déjà fini ! Mais mes sacs sont remplis de trésors et ma tête est pleine de belles rencontres. Comme ce qui fait du bien se partage, petit compte rendu.       Chaque année, le festival fait la part belle à des « petites » maisons d’édition. En fait, c’est nul, ce terme : petites. Si on pense à la taille de leurs catalogues, alors ok, rien à voir avec des mastodontes de la littérature jeunesse. Mais si on pense en terme de qualité, alors moi je dis GRANDES ! Derrière leurs livres, il y a des passionnés qui ont le goût des belles choses, des personnes qui prennent les enfants au sérieux en leur proposant des bouquins intelligents, soignés jusque dans les moindres détails. Cette année, deux coups de coeur : Le premier est pour la maison Winioux J’avais déjà eu un avant goût l’année passée puisqu’ils étaient déjà présents sur le salon. « L’accumulatôr à bidouilleries » (Julie Grugeaux et Leïla Brent) et « 55 oiseaux » (Csil et Séverine Vidal) m’avaient déjà bien fait rêver… Cette année, j’ai eu plein de plaisir à discuter avec Rafa, éditrice à l’enthousiasme débordant. Et heureusement qu’elle a aussi le sens de l’humour! Je m’explique : Csil est une des illustratrice qui travaille avec eux. Et comment j’ai l’esprit un peu très lent, je n’avais pas saisi le subtil jeu de mot : Csil pour… Cécile ! Alors moi, je lui parle de Ksil… Parce que bon, j’ai toujours trouvé ça rigolo comme pseudo…Bref…un moment de honte est vite passé. Dans ma besace, c’est « Rien qu’une fois » que j’ai glissé cette année (Séverine Vidal et Csil – Cécile donc…). Ce petit album carré, tout blanc, finement illustré, est une douce évasion dans l’imaginaire. Une fillette nous y livre ses envies : passer la journée sous l’eau, parler avec les oiseaux, perchée sur le fil, s’allonger sur un nuage, planter des mots et les regarder pousser… Tout simple, plein de douceur mais tellement subtil et profond ! Une belle invitation à rêver, à soigner son jardin intérieur. Un livre qu’on a envie de garder tout près de soi, pour pouvoir y revenir, souvent, et s’évader quelques instants. Un livre à offrir, largement.  www.editionswinioux.com     Mon deuxième coup de coeur est pour la maison A pas de loups Attention les yeux ! Merveilles graphiques à l’horizon ! Leurs albums sont tout simplement sublimes. Alors hop ! « Bagbada » de Cécile Gambini, dans mon sac ! Ou quand un crapaud joyeux va tout faire pour remonter le moral d’un chat tout déprimé et tout raplala… C’est beau ! L’illustratrice nous ballade dans des paysages de découpages et de collages juste fabuleux. Une histoire pour retrouver le moral avec des plaisirs tout simples. Une ode à l’amitié ! Et hop hop ! « Une girafe sur le toit du monde » de Sophie Daxhelet ! Un voyage extraordinaire pour une girafe en quête d’ailleurs. Une rencontre va l’amener à vivre de sacrées péripéties !! Hop hop hop ! « Aahhouuuu » De Clémence G. Un bestiaire coloré et joyeux, pour s’éclater avec les plus petits ! On peut chercher un petit hérisson caché dans chaque page, compter les animaux, imiter leurs cris… Il y a de quoi faire avec ce malicieux petit format ! Et enfin… Un dernier : « Les contes de A à Z » de Françoise Rogier. Un abécédaire sous forme de promenade au pays des contes. Un livre qui ouvre mille possibilités, de quoi rester scotché des heures…. Celui-là, je l’avais déjà (il fait partie de la sélection pour le prix Enfantaisie 2015), mais comme la talentueuse illustratrice était présente sur le stand, j’ai craqué pour une dédicace. Un dragon pour la collection de Fiston ! Et hop ! www.apasdeloups.wordpress.com   Et puis sur le salon, il y a bien sûr les auteurs et illustrateurs invités.   Andy Guérif tout d’abord. Et hop ! « Le code de l’art » (parce qu’il fallait bien choisir… Encore une table qui donne envie de tout acheter…) Voici ce qu’il dit de sa démarche : « L’idée : utiliser des panneaux de signalisation, ces images normalisées et omniprésentes dans le quotidien pour découvrir, par association, des œuvres d’art complexes, singulières et méconnues. ». C’est complètement dingue, ce bouquin ! Surprenant, décalé… Génial ! editionspalette.com   Olivier Philipponneau ensuite. Quand j’ai eu besoin d’un support pour discuter avec les enfants au lendemain des terribles attentats de début janvier, c’est « Le peintre des drapeaux » que j’avais glissé dans mon sac. (Alice Brière-Haquet et Olivier Philipponneau, Frimousse) Son travail de gravure sur bois me fascine. Lignes épurées, couleurs magnifiques. C’est beau et très poétique. « 1, 2, 3 banquise » et « Zébulon et le poussin », deux albums pour les petits viennent rejoindre ma collection (les deux ouvrages sont également écrits par Alice Brière-Haquet, les images réalisées en collaboration avec Raphaële Enjary, publiés chez MeMo). Et pour le plaisir des yeux et du jeu, je ramène également « Détective Rollmops » (Renaud Farace et Olivier Philipponneau, The Hoochie Coochie). Un véritable ovni littéraire ! Très grand format, souple, des couleurs qui pètent, un détective à trois yeux qui invite le...