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Fête du livre de Saint-Paul-Trois-Châteaux

  De retour de la fête du livre de Saint-Paul-Trois-Châteaux. Pas facile d’atterrir après deux journées complètes à fureter, découvrir, discuter, bouquiner… A s’émerveiller surtout ! Ce festival est LE rendez-vous incontournable depuis quelques années. Je m’en réjouis toute l’année, j’attends à chaque fois le programme avec impatience, je compte les dodos jusqu’au départ ! Et voilà… C’est déjà fini ! Mais mes sacs sont remplis de trésors et ma tête est pleine de belles rencontres. Comme ce qui fait du bien se partage, petit compte rendu.       Chaque année, le festival fait la part belle à des « petites » maisons d’édition. En fait, c’est nul, ce terme : petites. Si on pense à la taille de leurs catalogues, alors ok, rien à voir avec des mastodontes de la littérature jeunesse. Mais si on pense en terme de qualité, alors moi je dis GRANDES ! Derrière leurs livres, il y a des passionnés qui ont le goût des belles choses, des personnes qui prennent les enfants au sérieux en leur proposant des bouquins intelligents, soignés jusque dans les moindres détails. Cette année, deux coups de coeur : Le premier est pour la maison Winioux J’avais déjà eu un avant goût l’année passée puisqu’ils étaient déjà présents sur le salon. « L’accumulatôr à bidouilleries » (Julie Grugeaux et Leïla Brent) et « 55 oiseaux » (Csil et Séverine Vidal) m’avaient déjà bien fait rêver… Cette année, j’ai eu plein de plaisir à discuter avec Rafa, éditrice à l’enthousiasme débordant. Et heureusement qu’elle a aussi le sens de l’humour! Je m’explique : Csil est une des illustratrice qui travaille avec eux. Et comment j’ai l’esprit un peu très lent, je n’avais pas saisi le subtil jeu de mot : Csil pour… Cécile ! Alors moi, je lui parle de Ksil… Parce que bon, j’ai toujours trouvé ça rigolo comme pseudo…Bref…un moment de honte est vite passé. Dans ma besace, c’est « Rien qu’une fois » que j’ai glissé cette année (Séverine Vidal et Csil – Cécile donc…). Ce petit album carré, tout blanc, finement illustré, est une douce évasion dans l’imaginaire. Une fillette nous y livre ses envies : passer la journée sous l’eau, parler avec les oiseaux, perchée sur le fil, s’allonger sur un nuage, planter des mots et les regarder pousser… Tout simple, plein de douceur mais tellement subtil et profond ! Une belle invitation à rêver, à soigner son jardin intérieur. Un livre qu’on a envie de garder tout près de soi, pour pouvoir y revenir, souvent, et s’évader quelques instants. Un livre à offrir, largement.  www.editionswinioux.com     Mon deuxième coup de coeur est pour la maison A pas de loups Attention les yeux ! Merveilles graphiques à l’horizon ! Leurs albums sont tout simplement sublimes. Alors hop ! « Bagbada » de Cécile Gambini, dans mon sac ! Ou quand un crapaud joyeux va tout faire pour remonter le moral d’un chat tout déprimé et tout raplala… C’est beau ! L’illustratrice nous ballade dans des paysages de découpages et de collages juste fabuleux. Une histoire pour retrouver le moral avec des plaisirs tout simples. Une ode à l’amitié ! Et hop hop ! « Une girafe sur le toit du monde » de Sophie Daxhelet ! Un voyage extraordinaire pour une girafe en quête d’ailleurs. Une rencontre va l’amener à vivre de sacrées péripéties !! Hop hop hop ! « Aahhouuuu » De Clémence G. Un bestiaire coloré et joyeux, pour s’éclater avec les plus petits ! On peut chercher un petit hérisson caché dans chaque page, compter les animaux, imiter leurs cris… Il y a de quoi faire avec ce malicieux petit format ! Et enfin… Un dernier : « Les contes de A à Z » de Françoise Rogier. Un abécédaire sous forme de promenade au pays des contes. Un livre qui ouvre mille possibilités, de quoi rester scotché des heures…. Celui-là, je l’avais déjà (il fait partie de la sélection pour le prix Enfantaisie 2015), mais comme la talentueuse illustratrice était présente sur le stand, j’ai craqué pour une dédicace. Un dragon pour la collection de Fiston ! Et hop ! www.apasdeloups.wordpress.com   Et puis sur le salon, il y a bien sûr les auteurs et illustrateurs invités.   Andy Guérif tout d’abord. Et hop ! « Le code de l’art » (parce qu’il fallait bien choisir… Encore une table qui donne envie de tout acheter…) Voici ce qu’il dit de sa démarche : « L’idée : utiliser des panneaux de signalisation, ces images normalisées et omniprésentes dans le quotidien pour découvrir, par association, des œuvres d’art complexes, singulières et méconnues. ». C’est complètement dingue, ce bouquin ! Surprenant, décalé… Génial ! editionspalette.com   Olivier Philipponneau ensuite. Quand j’ai eu besoin d’un support pour discuter avec les enfants au lendemain des terribles attentats de début janvier, c’est « Le peintre des drapeaux » que j’avais glissé dans mon sac. (Alice Brière-Haquet et Olivier Philipponneau, Frimousse) Son travail de gravure sur bois me fascine. Lignes épurées, couleurs magnifiques. C’est beau et très poétique. « 1, 2, 3 banquise » et « Zébulon et le poussin », deux albums pour les petits viennent rejoindre ma collection (les deux ouvrages sont également écrits par Alice Brière-Haquet, les images réalisées en collaboration avec Raphaële Enjary, publiés chez MeMo). Et pour le plaisir des yeux et du jeu, je ramène également « Détective Rollmops » (Renaud Farace et Olivier Philipponneau, The Hoochie Coochie). Un véritable ovni littéraire ! Très grand format, souple, des couleurs qui pètent, un détective à trois yeux qui invite le...